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janeiro 14, 2009

Israel recruta colaboradores : Transcrição de uma conversa entre o director-editorialista do site Electronic Intifada e um Oficial Israelita do serviço de Segurança Geral

Tirado de: http://kibush.co.il/show_file.asp?num=31245
Israel lança bombas e mísseis – matando um número cada vez maior de civis palestinianos – mas não apenas, Israel lança igualmente milhões de flyers em Gaza ocupada.
Um desses documentos, enviado ao site Electronic Intifada , tenta recrutar colaboradores palestinianos. O documento, assinado pelo Estado-Maior do Serviço de Segurança Geral, visa os “habitantes da Banda de Gaza” com a mensagem seguinte: “Vocês são os responsáveis do vosso próprio destino”. Os palestinianos são convidados assim a telefonar e a enviar um mail ao exército israelita afim de lhes “informar da localização dos rockets e dos grupos terroristas cujas acções transformaram os palestinianos em reféns”. Uma vez que a colaboração com o ocupante é considerada em geral como um dos piores tipos de traição, a mensagem contém um aviso: “Para a vossa segurança, telefonem com a maior discrição”.
A redacção da Electronic Intifada decidiu telefonar para o número escrito na mensagem. Aqui fica a transcrição (em francês), traduzido a partir do árabe, da conversa onde o Oficial Israelita se identifica com um nome árabe “Abou Ibrahim”.

Rédacteur en chef : Bonjour.
Représentant israélien : Bonjour.
R.E.C. : Comment allez-vous ?
R.I. : Dieu merci ! Qui est à l’appareil ?
R.E.C. : Je suis Ahmed.
R.I. : Bienvenue, Ahmed.
R.E.C. : Comment allez-vous ? Quel est votre nom ?
R.I. : Moi c’est Abou Ibrahim, Monsieur. Vous êtes d’où, Ahmed ?
R.E.C. : Je suis de Gaza.
R.I. : D’où en Gaza, mon frère ?
R.E.C. : On en parlera tout de suite, mais d’abord : j’ai vu un des papiers que vous avez jetés sur Gaza.
R.I. : Ah oui, c’est vrai…
R.E.C. : J’ai un renseignement pour vous sur les membres d’une organisation terroriste qui se trouvent en Gaza.
R.I. : J’espère bien…
R.E.C. : On est du même côté, contre le terrorisme… J’ai aussi des noms pour vous, si ça peut aider.
R.I. : Bien sûr que ça peut aider.
R.E.C. : Vous n’avez aucune idée de ce que les terroristes sont en train de faire ici en Gaza, on veut en être sauvés…
R.I. : Oui, je pense que tout le monde doit faire exactement ce que vous faites, parce qu’on a en mare d’eux. Ils ne nous font que de mauvais trucs.
R.E.C. : Exactement. Les gens en Gaza le pensent aussi, mais le monde n’entend pas notre voix.
R.I. : Ils entendront, Monsieur. Vous savez, ils (les gens de Gaza) ont commencé à nous appeler pour demander notre aide, ils nous demandent quoi faire, et on a déjà aidé beaucoup de gens. Ils nous en ont remercié et on veut aider d’autres personnes.
R.E.C. : Mais vous savez que les terroristes sont partout en Gaza. C’est-à-dire qu’il n’y a pas un seul endroit sans terroristes, ils sont partout.
R.I. : Patience, nous les trouveront tous, vous verrez.
R.E.C. : Mais comme vous le savez, ce n’est pas facile de parler à partir de Gaza, donner de l’information, ce n’est pas facile.
R.I. : Ecoutez, d’abord c’est vrai que ce n’est pas facile. Deuxièmement, nous avons d’autres moyens pour vous trouver, de très bons moyens, pas par téléphone. Vous verrez que si vous nous aidez, vous vous aiderez aussi vous-même. Chaque personne en Gaza qui ne sera pas touchée nous remerciera et vous remerciera. Nous gagnons et vous gagnez. Nous voulons détruire les chefs du Hamas qui se cachent, qui ont peur pour leur vie. Eux se cachent et d’autres se font tuer à leur place. Pourquoi on se bat ? Pour rien.
R.E.C. : Bon, je vous donne un peu d’information et puis on continue. Vous avez de quoi noter ?
R.I. : Oui, je note.
R.E.C. : Je veux vous donner les noms des plus grandes organisations terroristes, pas seulement en Gaza mais dans toute la Palestine.
R.I. : OK, allez-y.
R.E.C. : Bon, le premier c’est…
R.I. : Vous voulez dire qu’ils sont tous du Hamas ?
R.E.C. : Ce sont tous des gens… Vous verrez. Le premier s’appelle Ehoud Barak.
R.I. : Ehoud Barak ? Arrêtez, vous vous moquez de moi.
R.E.C. : Le deuxième c’est Gaby Ashkenazy.
R.I. : Vous le connaissez ?
R.E.C. : Bien sûr. Et le troisième c’est…
R.I. : Attendez, attendez, un par un.
R.E.C. : Non, notez, je n’ai pas le temps. Le troisième c’est Ehoud Olmert.
R.I. : Ecoutez, attendez un instant…
R.E.C. : Vous pensez qu’il n’y a que des hommes terroristes ? Il y a aussi des femmes. Les organisations utilisent aussi des femmes. La quatrième c’est Tzipi Livni.
R.I. : D’abord, je vois que vous êtes très fin et que vous avez beaucoup d’expérience. Alors il vaut mieux…
R.E.C. : Le cinquième c’est Youval Diskin. Notez les noms et retenez-les, cher Monsieur. C’est les noms des plus grands chefs terroristes en Palestine et dans tout le Proche-Orient.
R.I. : Vous savez ce que je pense ? Je pense que vous n’êtes pas de Gaza…
R.E.C. : Vous pensez que je ne suis pas de Gaza ? Mais vous voulez des renseignements sur les terroristes partout, n’est-ce pas ?
R.I. : Maintenant vous n’êtes pas utile du tout, ni pour vous ni pour personne, si vous étiez vraiment de Gaza…
R.E.C. : Mais je ne vous ai pas dit qu’il y avait un groupe de terroristes en Gaza ? Notez. Il y a un groupe de terroristes, les plus grands au monde. Ils se désignent comme « L’Armée de défense d’Israël », mais ils ne défendent personne. C’est une bande de terroristes.
R.I. : Vous savez…
R.E.C. : Une bande de terroristes racistes.
R.I. : Je veux juste vous dire quelques mots…
R.E.C. : Parlez, mais je n’entends pas très bien à cause du bruit des missiles et des bombes des terroristes…
R.I. : Les bombes et les missiles des terroristes, hein ? Je vois ce que vous voulez dire…
R.E.C. : Je peux vous poser une question, cher Monsieur Abou Ibrahim ?
R.I. : Il y a encore quelque chose, ou vous voulez parler tout seul ?
R.E.C. : OK, allez-y…
R.I. : Alors c’est mon tour ? Super, merci, vous êtes génial… Ecoutez, Monsieur, même si vous n’êtes pas de Gaza, vous êtes Arabe.
R.E.C. : Vous êtes Arabe, Abou Ibrahim ?
R.I. : Moi ? Non, je ne suis pas Arabe. Je suis Juif, mais je suis né ici.
R.E.C. : Alors quel est votre nom ?
R.I. : Abou Ibrahim.
R.E.C. : Vous ne voulez pas donc me dire votre nom ?
R.I. : Et vous alors, vous ne voulez pas non plus…
R.E.C. : De toute façon, pour les Israéliens tous les Arabes sont Ahmed ou Mohamed, alors qu’est-ce que ça change ?
R.I. : Vous voulez donc connaître mon nom et prénom parce que moi je voulais connaître votre nom et prénom… Permettez-moi de vous dire quelques mots. Ecoutez, moi je suis Juif, et je suis de l’armée. Mais contrairement à vous, tous mes ancêtres sont nés ici. Pendant des millénaires. On n’a jamais quitté le pays. Vous les Palestiniens, vous n’étiez jamais un peuple. Les Palestiniens ont immigré ici récemment. En quoi ça me concerne ?
R.E.C. : Bon, c’est comme ça que parle le mec qui veut aider les habitants de Gaza ? Vous niez leur existence ?
R.I. : Ecoutez, je vais vous dire…
R.E.C. : Vous voulez vraiment aider les Palestiniens et vous parlez comme ça ?
R.I. : Bien sûr… J’aide aussi les Arabes qui vivent avec nous d’entrer en Israël… Si vous permettez, je suis sûr selon votre accent que vous n’êtes pas de Gaza. Ce n’est pas grave, je suis prêt à discuter avec vous.
R.E.C. : Vous savez, je suis content de discuter avec vous. Parce que chaque minute que je vous fais perdre, vous êtes… Je me réjouis de vous faire perdre votre temps parce que vous êtes membre de l’organisation terroriste Tsahal.
R.I. : Ca va, vous ne me faites pas perdre mon temps. Je suis content de parler avec des gens comme vous. Pourquoi ? Parce que vous vous trompez, mais vous ne savez pas que vous vous trompez. Donc si je parle avec vous, peut-être que vous commencerez à comprendre votre erreur.
R.E.C. : Je ne veux plus perdre du temps. Laissez-moi vous dire une chose…
R.I. : Mon Dieu, c’est vraiment un plaisir de parler avec vous…
R.E.C. : Votre armée qui a été battue au Liban sera battue aussi en Gaza.
R.I. : Peut-être. Si c’est ce que vous pensez, il paraît que vous savez ce que vous dites.
R.E.C. : Au revoir, cher Abou Ibrahim.
R.I : Peut-être qu’on se verra dans des circonstances plus heureuses.
R.E.C. : Oui, j’espère que ça sera au Tribunal Pénal International de la Haye.
R.I. : Bien sûr.
R.E.C. : Oui, et allez chercher des collaborateurs ailleurs. Vous n’en trouverez pas ici.
R.I. : C’est là que vous vous trompez, mais laissez tomber…

Publicado por [Shift] às janeiro 14, 2009 12:34 PM

Comentários

"Espero que nos encontremos em circunstâncias mais agradáveis"

"Sim, espero que no Tribunal Penal Internacional"


Excelente!

Publicado por [Fuser] às janeiro 14, 2009 05:52 PM

To think, I was consfued a minute ago.

Publicado por [Eliza] às julho 6, 2011 09:25 PM

I thought finding this would be so aurudos but it’s a breeze!

Publicado por [Kristy] às julho 8, 2011 07:10 AM

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